24 août 2006
Un grand coucou
Bonjour à tous et toutes
Juste piur vous dire que la vie est belle parfois...
Bises et à +
Valentin
16 août 2006
Vers une guerre des générations
Un article du monde pas très réjouissant pour l'avenir...
Vers une guerre des générations
LE MONDE | 15.08.06 | 14h09 • Mis à jour le 15.08.06 | 14h09
apy-boom en vue. Le premier défi de long terme que les politiques économiques menées en France depuis trente ans ont choisi de négliger est celui du vieillissement. Nous allons vivre l'expérience du plus grand bouleversement démographique de l'histoire de l'humanité. Avec toutes les conséquences économiques et sociales que l'on imagine. L'essentiel de ce chambardement se produira dans les trente années qui viennent, c'est-à-dire au moment où les baby-boomers se seront retirés de la vie active.
Le ratio de dépendance (proportion des plus de 60 ans par rapport à ceux qui ont entre 20 et 60 ans) va passer de 38 % en 2006 à 67 % en 2040, tandis que la population en âge de travailler baissera inexorablement. Les choses sérieuses commenceront dès 2007, année au cours de laquelle la population active française tutoiera les 27 millions de personnes juste avant d'amorcer la descente. En 2040, la France aura "perdu" quelque 2 millions d'actifs et ils ne seront plus qu'à peine 24,4 à l'horizon 2050.
Depuis le rapport Charpin sur les retraites, nous savons que, d'ici à 2040, nous allons passer de 4 à 7 retraités pour 10 actifs. Ce qui signifie que, sans réforme d'aucune sorte, le déficit annuel des régimes de retraite atteindrait, en France, 45 milliards d'euros en 2020 et 105 milliards d'euros en 2040. Quant aux dépenses de santé, autre poste vorace en milliards pour les finances publiques, elles suivront bien entendu le même chemin.
Pourtant, depuis des décennies, on a préféré relayer les fantasmes, agiter les faux débats et poser les mauvaises questions. Il en est une, en France, qui agite les esprits de manière récurrente, et depuis longtemps, c'est celle du choix du système de retraite entre répartition et capitalisation. Prétexte, dans la bonne vieille tradition française, à quelques belles empoignades idéologiques. Les uns voient dans la capitalisation la solution miracle tandis que les autres font de la répartition l'horizon indépassable de l'équité et de la cohésion sociale.
En fait, le problème financier lié au vieillissement n'a rien à voir avec le choix du système entre capitalisation et répartition. A long terme, le taux d'intérêt est égal au taux de croissance, selon les termes de la "règle d'or" chère aux économistes. A cette échéance, le choix entre répartition et capitalisation est donc indifférent.
Pour dire les choses autrement, si la capitalisation a ses vertus - notamment celle d'éviter que le capital des entreprises françaises ne continue à passer massivement entre les mains d'actionnaires étrangers - elle est inefficace pour résoudre le problème des retraites.
La situation financière des fonds de pension américains et britanniques, largement aussi inquiétante pour les salariés de ces pays que celle de notre régime de retraite pour les salariés français, en est la meilleure preuve. Pour une raison très simple : quel que soit le système, il y a de moins en moins de cotisants.
En France, la récente réforme ne fait disparaître que le tiers du besoin de financement du système public de retraite à l'horizon 2020. Chacun s'attend donc à se voir demander de nouveaux efforts. La question est donc de savoir jusqu'où devra porter cet effort et à quelles conditions les nouvelles générations seront disposées à le fournir.
Or force est de reconnaître que rien n'a été fait en ce sens en France. Ni d'ailleurs dans l'ensemble de la zone euro. Depuis vingt-cinq ans, la retraite est utilisée comme instrument de politique publique de lutte contre le chômage sous prétexte qu'il faut faire de la place aux jeunes (ce qui d'ailleurs, on a assez de recul désormais pour le constater, ne marche pas).
Depuis peu, les Français sont invités à travailler plus longtemps pour espérer toucher une retraite à taux plein, mais les pouvoirs publics continuent à aider financièrement les entreprises à organiser des plans de départ pour des salariés de plus en plus jeunes. Sans parler de la réduction du temps de travail qui, en intensifiant le travail et en imposant le plus souvent sa réorganisation, se révèle le pire ennemi du vieillissement au travail, pour tous les salariés, y compris les cadres.
En France, l'âge moyen de départ effectif à la retraite est de 59 ans, contre 63 en Suède, 65 aux Etats-Unis et... 69 - dix ans de plus ! - au Japon.
La question d'une guerre des générations ne se poserait pas aussi crûment si, par effet de comparaison, chacun d'entre eux n'avait pas dans un coin de sa tête l'idée que les baby-boomers (ceux qui vont bientôt les laisser se débrouiller avec le problème !) ont été plutôt gâtés par l'existence.
Désormais à la veille de la retraite, et avec un patrimoine constitué (320 000 euros en moyenne), quoi d'étonnant qu'ils essuient les critiques de générations nettement moins choyées par le sort. Celles nées entre 1955 et 1975 qui ont connu chômage, précarisation de l'emploi, revenus sensiblement inférieurs à ceux de leurs parents au même âge sans parler de leurs difficultés d'accès à la propriété immobilière en raison de la flambée des prix.
Livre :
| Patrick Artus et Marie-Paule Virard | |
Comment nous avons ruiné nos enfants, | |
Source :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-803640,0.html
A la lumière de ça, on peut se demander s'il y aura une révolution des retraités sans ressources contre l'état ou les jeunes, genre une guerre civile..
Car sans ressources, ou si peu, et encore dans la force de l'age, et en plus en nombre (c'est la génération du baby boom quand même, c'est pas rien), ca peut devenir dangereux..
14 août 2006
Et si c'etait Microsoft qui avait concu le iPod ???
La réponse en images...
http://www.methodshop.com/2006/08/what-if-microsoft-designed-ipod.shtml
11 août 2006
La citation du jour : Patrick Le Lay
Hello bande de petits salauds!
Affectif non?
Je suis de bonne humeur, j'ai la pêche, donc ceci explique cela.
Je viens vers vous pour immortaliser cette citation de Patrick Le Lay qui donne dans une superbe prose le résumé de son boulot. Vous l'aviez surement entendue au moment où elle est sortie :
" Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective ”business”, soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit (...).
Or pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible (...).
Rien n’est plus difficile que d’obtenir cette disponibilité. C’est là que se trouve le changement permanent. Il faut chercher en permanence les programmes qui marchent, suivre les modes, surfer sur les tendances, dans un contexte où l’information s’accélère, se multiplie et se banalise. "
Pas mal non? Au moins ce que l'on ne peut pas lui enlever, c'est sa franchise.
à+ ma petite bande d'enfoirés préférés, et merci de votre lecture
cheers
V for Valentin (et Vendetta aussi)
PS: Pour info, Patrick Le Lay est le PDG de TF1
Liens :
D'autres articles qui tournent autour du sujet: celui-ci, pas mal intéressant, et celui-là aussi
10 août 2006
Parodie de R. Kelly
Excellent ! Et très réaliste :-) !!!
