12 septembre 2007
Hé bah non, les français ne veulent pas travailler plus pour gagner plus
Comment notre président du sondage de la république va-t-il le prendre ?
A mon avis il s'en fout. il est élu, il a la carte bleue, les avantages, l'agenouillement des plus retors, donc actuellement il est (temporairement) satisfait.
Parce que sa soi-disant mesure phare, "travailler plus pour gagner plus", vient d'être quelque peu niée par l'opinion, si l'on en croit un sondage mené par l'institu LH2.
Ce qui me pousse à penser : les Français ont-ils voté pour Nicolas Sarkozy, ou contre Ségolène Royal ?
(Méga-)plan gigantesque (de la mort qui tue) contre la fraude au chômage : démagogitude !!!
Sarkozy nous a annoncés un plan "gigantesque" contre la fraude à l'assurance-chômage.
Oui, pourquoi pas un plan.
Et pourquoi pas un plan gigantesque contre la baisse ou contre la stagnation du pouvoir d'achat. C'est ça, avoir des couilles.
Ca ne sera pas donné à tout le monde de réussir dans cette mission ô combien sensible : 63% des français ne font pas confiance à Nicolas Sarkozy dans le rétablissement de leur pouvoir d'achat (1).
Car s'attaquer contre la fraude à l'assurance-chômage, cela représenterait de s'attaquer à une somme d'argent qui représente 0,54% des rentrées de l'Unedic. Je suis d'accord avec Olivier Bouba-Olga sur l'expression "fraude intellectuelle".
D'où l'intérêt de faire davantage travailler les français, et de ne pas s'activer pour colmater la fracture numérique. Et puis, encore, de ne pas remettre en cause l'éducation dans une direction constructive : qui serait, par exemple, de remettre en question l'information qu'on reçoit, à la télévision ou autre part ; d'inculquer les ressorts intellectuels pour aller chercher l'information ailleurs ; de développer le sens critique ; et, pourquoi pas, de munir les futurs citoyens d'une éducation plurilinguiste.
Avec cela, on se rapprocherait à mon avis d'une éducation d'excellence ; et surtout, on munirait les citoyens de beaucoup de moyens pour trouver des solutions qui seront de plus en plus complexes, et qui auront donc besoin du concours de tous.. ou, tout du moins, du concours de plus que une personne centrale entourée de quelques conseillers, au sommet d'un système pyramidal et opaque.
Avec cette éducation-là , on pourra difficilement avaler des conneries telles que celles qui sont débitées de la bouche de notre premier citoyen franco-hongrois de France.
Car c'est dommage que tant d'énergie soit déployée ; pour qu'au final, j'aie l'impression que 60% de cette énergie serve à amenuiser le débat et la réflexion, ou à attirer l'attention sur autre chose que les vrais sujets.
La mécanique médiatique est bien huilée, mais le débat est absent. Il n'y a aucune poche d'air démocratique, donc nous restons en retrait.
Jusqu'à ce qu'une faille dans l'hermétisme nous permette, avec l'air, de nous engouffrer. A ce moment-là, il y aura un appel d'air. IL a donc intérêt à ne laisser aucune faille se créer. Good luck, you'll need more and more energy. Fais gaffe à l'infarctus tout de même Nicolas...
(1) : Certes, le titre fait allusion à un manque de confaince des français envers le gouvernement. Mais il n'y a actuellementpas de différence, tant le gouvernement ne semble pas avoir de marge de manoeuvre.
Stratégie : que les fous s'avancent ! (Sarkozy laisse Fillon se griller)
Dernières nouvelles : François Fillon a annoncé que la réforme des retraites était prête, et qu'il n'attendait qu'un "signal" de la part du président.
Ce ministre est bien docile respectueux ; il me semble, de mémoire (vague, certes), avoir vu des premiers ministres qui donnaient davantage le change en termes d'indépendance affichée. Mais ce n'est qu'une question de forme après tout. Et puis, ce n'est pas comme si rien n'était fusionnel là-bas (enfin là-haut, enfin... là quelque part).
Après avoir constaté il y a quelques jours que le ministre, tel que c'était pressenti sur la blogosphère (anti-)sarkozyste, serait lâché d'ici quelques mois ; (ne connaissez-vous pas la phrase célèbre "on lèche, on lâche, on lynche" ?)
donc après avoir constaté un éventuel prochain lourdage, on constate que le Roi laisse le Fou avancer, puis il lui fait une petite pichenette :
Citation du JDD, à propos de l'annonce de la réforme des retraites :
A Rennes, Nicolas Sarkozy est même allé plus loin en taclant le Premier ministre concernant l'échelonnement dans le temps de ce vaste projet de réformes. "Un peu de méthode ne nuit pas à la solution d'un problème", a-t-il lancé faisant référence à la contradiction exprimée par le Premier ministre qui a annoncé dimanche que la réforme sur les régimes spéciaux était "prête" tout en assurant que les partenaires sociaux seraient consultés.
Je ne suis pas expert ès politique, mais tout sensible que je suis, je constate un changement (radical serais-je tenté de dire) dans la comm' de Sarkozy.
Lui qui est toujours dans le taratata !, dans la comm' paillettes, ou dans la comm' "larme à l'oeil", maintenant il se fend de petites phrases très subtiles (pour lui, au vu de ce à quoi il nous avait habitués).
"Un peu de méthode ne nuit pas à la solution d'un problème".
Bah oui, pour moi, ça, c'est une véritable révolution culturelle chez Sarko.
Il commence à comprendre que la politique à sa façon, ca marche en France, mais devant se frotter de plus en plus à l'International, il commence à changer de méthode.
A moins que... (pensée paranoïaque) tout ceci ne serait que manipulation ??? Mais ce serait lui prêter bien plus de profondeur qu'il n'en a, à mon avis, réellement.
A mon avis, sa progression repose davantage sur les failles des gens et du système que sur ses atouts.
