14 septembre 2007
Allemagne: des débats budgétaires sereins grâce à une stratégie financière payante
Voici un billet intéressant du blog Relatio concernant la situation budgétaire de l'Allemagne que, ô, j'envie.
Mais avec la politique mise en place par notre nouveau président, ça n'est pas cette année qu'une politique similaire sera mise en place.
Il y avait un homme politique qui était idéologiquement proche de la vision à l'Allemande, notamment en termes de réduction du déficit. Mais bon, il n'a pas été élu... Je ne désespère pas.
12 septembre 2007
Hé bah non, les français ne veulent pas travailler plus pour gagner plus
Comment notre président du sondage de la république va-t-il le prendre ?
A mon avis il s'en fout. il est élu, il a la carte bleue, les avantages, l'agenouillement des plus retors, donc actuellement il est (temporairement) satisfait.
Parce que sa soi-disant mesure phare, "travailler plus pour gagner plus", vient d'être quelque peu niée par l'opinion, si l'on en croit un sondage mené par l'institu LH2.
Ce qui me pousse à penser : les Français ont-ils voté pour Nicolas Sarkozy, ou contre Ségolène Royal ?
(Méga-)plan gigantesque (de la mort qui tue) contre la fraude au chômage : démagogitude !!!
Sarkozy nous a annoncés un plan "gigantesque" contre la fraude à l'assurance-chômage.
Oui, pourquoi pas un plan.
Et pourquoi pas un plan gigantesque contre la baisse ou contre la stagnation du pouvoir d'achat. C'est ça, avoir des couilles.
Ca ne sera pas donné à tout le monde de réussir dans cette mission ô combien sensible : 63% des français ne font pas confiance à Nicolas Sarkozy dans le rétablissement de leur pouvoir d'achat (1).
Car s'attaquer contre la fraude à l'assurance-chômage, cela représenterait de s'attaquer à une somme d'argent qui représente 0,54% des rentrées de l'Unedic. Je suis d'accord avec Olivier Bouba-Olga sur l'expression "fraude intellectuelle".
D'où l'intérêt de faire davantage travailler les français, et de ne pas s'activer pour colmater la fracture numérique. Et puis, encore, de ne pas remettre en cause l'éducation dans une direction constructive : qui serait, par exemple, de remettre en question l'information qu'on reçoit, à la télévision ou autre part ; d'inculquer les ressorts intellectuels pour aller chercher l'information ailleurs ; de développer le sens critique ; et, pourquoi pas, de munir les futurs citoyens d'une éducation plurilinguiste.
Avec cela, on se rapprocherait à mon avis d'une éducation d'excellence ; et surtout, on munirait les citoyens de beaucoup de moyens pour trouver des solutions qui seront de plus en plus complexes, et qui auront donc besoin du concours de tous.. ou, tout du moins, du concours de plus que une personne centrale entourée de quelques conseillers, au sommet d'un système pyramidal et opaque.
Avec cette éducation-là , on pourra difficilement avaler des conneries telles que celles qui sont débitées de la bouche de notre premier citoyen franco-hongrois de France.
Car c'est dommage que tant d'énergie soit déployée ; pour qu'au final, j'aie l'impression que 60% de cette énergie serve à amenuiser le débat et la réflexion, ou à attirer l'attention sur autre chose que les vrais sujets.
La mécanique médiatique est bien huilée, mais le débat est absent. Il n'y a aucune poche d'air démocratique, donc nous restons en retrait.
Jusqu'à ce qu'une faille dans l'hermétisme nous permette, avec l'air, de nous engouffrer. A ce moment-là, il y aura un appel d'air. IL a donc intérêt à ne laisser aucune faille se créer. Good luck, you'll need more and more energy. Fais gaffe à l'infarctus tout de même Nicolas...
(1) : Certes, le titre fait allusion à un manque de confaince des français envers le gouvernement. Mais il n'y a actuellementpas de différence, tant le gouvernement ne semble pas avoir de marge de manoeuvre.
Stratégie : que les fous s'avancent ! (Sarkozy laisse Fillon se griller)
Dernières nouvelles : François Fillon a annoncé que la réforme des retraites était prête, et qu'il n'attendait qu'un "signal" de la part du président.
Ce ministre est bien docile respectueux ; il me semble, de mémoire (vague, certes), avoir vu des premiers ministres qui donnaient davantage le change en termes d'indépendance affichée. Mais ce n'est qu'une question de forme après tout. Et puis, ce n'est pas comme si rien n'était fusionnel là-bas (enfin là-haut, enfin... là quelque part).
Après avoir constaté il y a quelques jours que le ministre, tel que c'était pressenti sur la blogosphère (anti-)sarkozyste, serait lâché d'ici quelques mois ; (ne connaissez-vous pas la phrase célèbre "on lèche, on lâche, on lynche" ?)
donc après avoir constaté un éventuel prochain lourdage, on constate que le Roi laisse le Fou avancer, puis il lui fait une petite pichenette :
Citation du JDD, à propos de l'annonce de la réforme des retraites :
A Rennes, Nicolas Sarkozy est même allé plus loin en taclant le Premier ministre concernant l'échelonnement dans le temps de ce vaste projet de réformes. "Un peu de méthode ne nuit pas à la solution d'un problème", a-t-il lancé faisant référence à la contradiction exprimée par le Premier ministre qui a annoncé dimanche que la réforme sur les régimes spéciaux était "prête" tout en assurant que les partenaires sociaux seraient consultés.
Je ne suis pas expert ès politique, mais tout sensible que je suis, je constate un changement (radical serais-je tenté de dire) dans la comm' de Sarkozy.
Lui qui est toujours dans le taratata !, dans la comm' paillettes, ou dans la comm' "larme à l'oeil", maintenant il se fend de petites phrases très subtiles (pour lui, au vu de ce à quoi il nous avait habitués).
"Un peu de méthode ne nuit pas à la solution d'un problème".
Bah oui, pour moi, ça, c'est une véritable révolution culturelle chez Sarko.
Il commence à comprendre que la politique à sa façon, ca marche en France, mais devant se frotter de plus en plus à l'International, il commence à changer de méthode.
A moins que... (pensée paranoïaque) tout ceci ne serait que manipulation ??? Mais ce serait lui prêter bien plus de profondeur qu'il n'en a, à mon avis, réellement.
A mon avis, sa progression repose davantage sur les failles des gens et du système que sur ses atouts.
03 septembre 2007
Sarkozy : Conjurons le mauvais sort politique !!!
Bonjour,
Vu la tournure des évènements qui prend place au gouvernement, il serait sage de penser que nous allons être les dindons de la farce en terme de nouvelles contributions.
Je partagerai donc une image avec vous pour conjurer le mauvais sort.
Cette image pointe sur le site où je l'ai trouvée, Sarkostique, un blog satirique dédié à notre président ; je vous en avais déjà parlé ici.
23 août 2007
La forêt des médias
Classée dans la rubrique "Politique" à défaut d'avoir une rubrique plus pertinente, j'écris cette brève pour vous informer de l'existence d'un site, "La forêt des médias".
Ce site compile des informations sur les médias, les politiques, le monde de l'argent, et les liens qui existent entre les principaux acteurs de ces univers.
Ce site est conçu avec un design très simple, qui rappelle les pages des tout premiers sites internet. Cela n'enlève rien de son intérêt, au contraire je dirais que cela facilite la lecture du site.
Et puis, il ne contient que l'essentiel d'une page web : un contenu intéressant, ainsi que des liens hypertexte vers d'autres pages du site.
Je vous laisse le découvrir. Il figurera également, dès aujourd'hui, parmi les liens dans la colonne verticale à droite de mon blog.
Et puis, comme point de départ, comment ne pas commencer par la page de ce site dédiée au people n°1 de notre pays :
http://forestent.free.fr/sarko.html
09 juillet 2007
La phrase du jour : piochée dans le Figaro
La phrase du jour, elle est tirée d'un article du Figaro, écrit par un certain Jean-Pierre Robin.
Je vais lui faire de la pub alors qu'il n'en mérite pas, mais c'est lui qui a commencé en quelque sorte. Oui, car lui fait des léchouilles au président alors que lui-même n'en mérite pas.
Cette phrase est tirée d'un article publié aujourd'hui même lundi 9 juillet 2007, intitulé l'Elysée enrôle des économistes indépendants. D'ailleurs, pour un journaliste du Figaro qui écrit un article sur notre président, que connaît-il du concept d'indépendance.
On atteint des sommets de n'importe quoi dans la dernière phrase de l'article qui n'était pas si mal, car plutôt factuel (je n'en demandais pas plus). Je vous cite le dernier paragraphe en entier pour poser le contexte :
Un regard indépendant
La gent des économistes n'en est pas moins ébranlée. Il existait déjà
une institution de cette nature : le Conseil d'analyse économique, créé
en 1997 à l'initiative de Lionel Jospin, avait été fondé sur le même
principe, d'apporter un regard indépendant et de fournir une sorte de
caution de sérieux auprès de l'opinion publique. Le CAE, directement
lié à Matignon et qui regroupe actuellement une trentaine d'experts, va
être amené à évoluer et vraisemblablement à se resserrer. On notera
également que des parlementaires, et notamment au Sénat, songent eux
aussi à créer des petits groupes d'économistes chargés de les
conseiller pour appuyer leurs propres propositions. Que mille idées
surgissent dans la France de Sarko, comme autrefois dans la Chine de
Mao.
C'est plus fort que moi, l'article avait l'air plutôt non partisan, mais cette dernière phrase vient tout casser. Face à cette phrase, des notions comme "frétiller" ou "un chien qui remue la queue" me viennent à l'esprit.
J'exagère peut-être ?
09 juin 2007
Vous ne pouviez pas dire que vous n'étiez pas au courant
Retour sur un fait qui n'était pas passé inaperçu, et surtout pas aux yeux des antisarkozystes j'en suis sûr.
Il s'agissait des sondages parus concernant les différents scénarios au second tour.
Ils étudiaient les résultats prévus au second tour selon les deux candidats qui étaient sélectionnés pour la finale.
Les résultats étaient sans appel (source : blog embruns) :

Thierry Crouzet en avait également parlé dans son billet intitulé Le vote utile.
Mais peut-être que vous (socialistes ou anti-Bayrou), vous le vouliez ; ou alors que vous êtes cons ? ; ou alors, fait plus plausible, que vous y avez cru malgré tous les sondages ? (vous avez vu je vous ai laissé une porte de sortie :-)
J'ai toujours eu une défiance envers ces sondages... enfin, surtout envers ce matraquage répété et ininterrompu de sondages, qui sont venus tous les jours voire tous les deux jours en période d'élections présidentielles cette année.
Mais il y en avait bien un qui était parlant à mes yeux, c'était celui de la simulation du match de finale présidentielle. Car je le sentais et que je le voulais de toutes mes entrailles.
Le dernier sondage publié avant le premier tour 2007 mettait même Jean-Marie Le Pen en troisième place devant Bayrou !
Je rejoins la proposition qui est faite d'interdire les sondages pendant la période de campagne électorale ; ou tout du moins de les diminuer considérablement, comme j'ai vu Azouz Begag en récupérer la proposition (du genre j'ai une idée, qu'en pensez-vous ? alors que l'idée circule depuis un certain temps tout de même...).
Mais bon il est peu plausible que cette idée soit ratifiée dans les 5 années à venir. A voir dans la prochaine république ?
25 mai 2007
Hier, le meeting de création du MoDem
J'ai envoyé à des amis un résumé de la soirée d'hier soir, au cours de laquelle avait lieu le meeting de création du MoDem, le nouveau parti centriste créé par François Bayrou et destiné à remplacer l'UDF. Voici le contenu de mon mail.
Hier, j'y étais !!!
C'était bien cool.
L'ambiance était bonne.
Il y avait beaucoup de candidats aux législatives présents.
Il
y a eu des apparitions à la tribune, notamment Vincent Lindon, Corinne
Lepage, l'ex-Verts Jean-Luc Bennahmias (un très bon discours, au cours duquel il n'a pas hésité à parler de
Sarkozy en utilisant le mot "Machiavel" ; et en annoncant, fidèle à son
parcours, que nous devrions aller vers une sobriété en termes de
consomation énergétique, ce qui m'a plutot plu), Marielle de Sarnez,
ainsi que d'autres députés et de nouveaux inscrits issus de la société
civile.
Il y eut également une intervention de l'historien Jean-Pierre Rioux, et de Jean-Marie Cavada.
Voici également l'intervention de François Bayrou.
J'ai vraiment beaucoup apprécié ce qui s'est dégagé de cette soirée.
Notamment
la ligne directrice qui représente un peu les fondements de ce nouveau
parti (chaque mot compte, et a été développé, mais vous te donne la ligne
directrice telle qu'elle s'affichait à l'écran derrière François Bayrou -- le développement
figure plus bas) :
Le Mouvement démocrate est un mouvement de citoyens actifs.
Je souhaite que nous écrivions
une charte éthique qui nous engage.
Nous donnerons un sens plein et entier à l'idée de démocratie.
Le
mouvement démocrate défendra les principes d'une réforme profonde de nos institutions républicaines.
L'action du Mouvement démocrate sera fondée sur la vérité, en matière économique,
comme en matière sociale.
Nous avons besoin de retrouver l'enracinement intellectuel de l'action
politique.
Le principe du Mouvement démocrate est le rassemblement.
Le but principal du Mouvement démocrate sera la naissance et la promotion d'une génération
politique nouvelle.
Vous trouverez ci-dessous le discours qui illustrait ces principes. Il mérite d'etre étudié, car ces principes sont un peu plus explicités.
Je vous souhaite bonne lecture, et à bientot.
Voici un extrait de l'allocution de Francois Bayrou durant ce meeting (davantage à l'adresse : http://www.bayrou.fr/evenements
Le citoyen n'est pas un consommateur. C'est un producteur, d'idées, de convictions, d'engagement, de solidarité.
C'est pourquoi j'ai annoncé que nous prendrions les semaines nécessaires pour écrire ensemble, non pas seulement pour écrire, mais pour penser, pour inventer, les statuts, les règles de fonctionnement de ce mouvement nouveau.
Je voudrais en quelques mots tracer devant vous les principes qui me paraissent devoir être ceux de notre mouvement démocrate.
Premier principe : Le Mouvement démocrate est un mouvement de citoyens actifs. On n'y adhère pas pour seulement pour soutenir, pour être des supporters, mais pour participer à la mesure de ses forces et de sa disponibilité, pour construire des idées, un programme, des équipes.
Le second principe est un principe éthique. Je souhaite que nous écrivions une charte éthique qui nous engage. Ce qui m'a frappé dans les récents changements de camp aussi bien dans les rangs socialistes que dans les nôtres, ce ne sont pas les destins individuels, c'est la tristesse des citoyens qui avaient fait confiance à leurs responsables, devenus leurs amis, devenus une partie de leur famille. Les Français ont le sentiment que les politiques ne respectent pas les règles élémentaires de comportement que chacun des citoyens se voit imposer dans sa vie.
Pour bien des responsables politiques, l'engagement, c'est une carrière. Pour les citoyens, pour les militants engagés ou de cœur, c'est de la vie donnée, gratuitement, donnée à sa cité comme on la donne à ses enfants. Cela mérite d'être respecté. C'est pourquoi je veux une charte éthique à l'intérieur de notre mouvement démocrate qui indiquera quelle est la nature de l'engagement de l'adhérent, du responsable, du candidat et de l'élu du mouvement par rapport à ceux qui lui ont fait confiance.
Troisième principe : nous donnerons un sens plein et entier à l'idée de démocratie.
La démocratie, cela ne peut pas être seulement l'attribution du pouvoir par le vote. La démocratie, c'est aussi la responsabilité des citoyens entre les votes.
Pour que le citoyen soit responsable, il faut qu'il soit associé et informé, qu'on lui laisse le temps de réfléchir, qu'on lui donne les moyens de peser sur la décision que l'on prend en son nom. Je fais une grande différence entre « information », « réflexion » et « communication ». Car il y a des politiques de communication qui ont pour seul objet, en fait, d'empêcher l'information et la réflexion, de détourner l'attention de l'essentiel vers l'accessoire.
Et cela, ce sont les institutions qui le garantissent. Voilà pourquoi le mouvement démocrate défendra les principes d' une réforme profonde de nos institutions républicaines, dont les piliers seront la séparation des pouvoirs, à l'intérieur du pouvoir politique, et aussi entre le pouvoir politique, le pouvoir économique et le pouvoir médiatique. Nous défendrons le respect du pluralisme et la qualité de l'information et du débat public. Nous défendrons donc une loi électorale juste, celle qui existe partout en Europe, du Nord au Sud et d'Est en Ouest, et qui garantit à toutes les grandes sensibilités démocratiques leur droit à l'expression et à la représentation.
Quatrième principe : L'action du Mouvement démocrate sera fondée sur la vérité, en matière économique, comme en matière sociale. Pour moi, dans un projet de société, notamment dans le monde de l'économie et du social, il n'y a d'idéal que dans le réel. L'idéal ne doit pas être du domaine du virtuel, ce n'est pas une idéologie, il doit s'incarner et s'enraciner. C'est pourquoi nous associerons à notre action des chercheurs, des universitaires, des économistes, des sociologues avec qui nous confronterons, à intervalles réguliers, nos intuitions et nos réflexions.
Cinquième principe : il faut penser l'avenir. J'ai été frappé, vivant cette campagne présidentielle de l'intérieur, de l'absence des intellectuels. Excepté sur le registre de la transgression, lorsqu'ils changeaient de bord, et particulièrement sur le registre de la transgression nationaliste, dont on verra qu'elle est sans avenir. Nous avons besoin de retrouver l'enracinement intellectuel de l'action politique.
J'ai employé à dessein l'expression « enracinement intellectuel », car le monde intellectuel s'appauvrit quand il se sépare de la réalité sociale. C'est pourquoi le Modem se fixe pour objectif de faire partager la réflexion sur l'avenir à l'ensemble du champ social, universitaires et intellectuels, créateurs et interprètes dans le monde de la culture, artistes et savants, ouvriers, techniciens, salariés, agriculteurs, étudiants, artisans et entrepreneurs, retraités ou passagers sans bagage dans notre société. Pour cela, il est vrai qu'Internet est un formidable outil auquel nous voulons réfléchir et par lequel nous voulons travailler.
Sixième principe : Le principe du Mouvement démocrate est le rassemblement. Le Modem affirme que chaque fois que quelque chose d'essentiel est en jeu pour la nation, il est prêt à travailler avec toutes les forces démocratiques du pays. Et chaque fois que l'on abordera l'action de proximité, la démocratie locale, il est prêt à faire naître de larges rassemblements. Dans le champ de la démocratie, nous n'avons pas d'ennemis. Nous considérons que l'affrontement entre la droite et la gauche, cette grille de lecture du siècle passé, ne permet plus de résoudre les problèmes de notre temps. Nous sommes particulièrement heureux de trouver dans nos rangs des femmes et des hommes qui viennent de camps différents et de parcours politique différents. Pour nous, c'est un enrichissement.
Septième principe : le but principal du Mouvement démocrate sera la naissance et la promotion d'une génération politique nouvelle. La vie a fait que nous avons été en grande partie, privés de notables. Il faut faire de cet accident une force. L'accueil, la détection, le repérage, la formation, l'entraînement de cette génération politique nouvelle est un magnifique défi, que nous sommes les seuls, par la force des choses, les seuls désormais à pouvoir relever.
Je veux vous dire ma conviction : ce mouvement nouveau, ce mouvement démocrate, il est tout neuf et il a des atouts sans précédent. Des millions de Français l'attendent. Ils ont envie d'un mouvement positif, qui change les visages et les pratiques, qui ne soit pas sectaire, mais qui propose. Ce mouvement est le seul, dans la législature qui vient, qui pourra les défendre, avec courage et avec liberté.
Tout est à construire, et comme vous êtes là, vous et les centaines de milliers que vous représentez, alors le combat, forcément, est gagné. On ne le voit pas encore, comme on ne voit pas le soleil quand l'aube approche. Mais ce combat là, ce combat, est gagné !
20 mai 2007
La stratégie de Nicolas Sarkozy président : une analyse alternative
Nicolas Sarkozy est arrivé au pouvoir.
L'union nationale, initialement dénoncée comme infaisable, tardivement reconue d'utilité publique, est mise en place avec le premier gouvernement de cette présidence.
Nicolas Sarkozy est posé, il est ouvert, mais qu'est-ce que cela cache ? Et que représentent les premières mesures qu'il a entreprises ?
Je suis tombé sur le billet d'un blog, celui d'un certain Christophe Marec, qui a une lecture de ces évènements qui diffère de celle diffusée dans les médias classiques, pour la seule et unique que la plupart des médias classiques ne font pas d'analyse et se contentent de balancer les faits. Merci internet, merci google news "bayrou".
A vous de lire cette analyse, ici ou sur place...
Sarkozy: verrouillage politique en vue des législatives
Je n'ai pas voté pour Nicolas Sarkozy. Je ne l'aime pas. Je craignais "la France d'après". C'est bien pire que je l'imaginais.
Le petit père de la droite décomplexée aime le pouvoir, le pouvoir absolu. Depuis son élection, il s'emploie à verrouiller le paysage politique, à étouffer toute forme de contestation, toute opposition, tout contre-pouvoir. Pour avoir les mains libres. Pendant cinq ans.
Il se garde tout d'abord de ses amis , en nommant Devedjian, un de ses fidèles à la tête de l'UMP, sans se soucier le moins du monde de demander aux militants leur avis. On pourrait également voir Estrosi, un autre proche, à la tête du groupe UMP à l'Assemblée Nationale... Toujours pour éviter tout risque de dissenssion interne, il fait entrer au gouvernement quelques dinosaures de droite qui pourraient encore avoir quelques ambitions personnelles (Juppé, Alliot-Marie).
Il batit ensuite une série de pare-feux pour contrer celui qui pourrait être son principal opposant dans les années à venir, François Bayrou: après avoir usé de toute sa force de "persuasion" entre les deux tours pour s'assurer le ralliement de la quasi-totalité des élus UDF, il crée un nouveau parti "centriste", le Parti Social Libéral et Européen pour les regrouper. Sous son aile protectrice.
Il reçoit également Baylet, le patron des radicaux de gauche, en lui proposant de réunir la grande famille radicale et d'en faire une force centrale sur l'échiquier politique. Un futur concurrent pour le MoDem? Ca serait dommage: ils sont sympas les radicaux... De droite ou de gauche, qu'ils rejoignent le Mouvement Démocrate!
Par la même occasion, cette ouverture à gauche déstabilise aussi le parti socialiste qui doit douter de la fiabilité de ses alliés du PRG. Mais le PS est dans un tel état qu'il n'inquiète sans doute déjà plus Nicolas Sarkozy...
Il nomme ensuite Morin, l'un des déserteurs du camp Bayrou à la tête des armées; et invite également Kouchner, personnalité appréciée de l'électorat centriste, dans son gouvernement. Ces débauchages individuels donnent l'impression qu'une véritable union nationale est en train de se former autour de lui. Cosmétique! Rien à voir avec le projet de François Bayrou: l'objectif du leader de l'UDF était de rassembler, au-delà des clivages traditionnels, des réformateurs s'accordant sur un projet de gouvernement. Pas d'attirer des personnalités avides de maroquins dans un gouvernement par ailleurs très conservateur.
L'objectif est clair: empêcher le MoDem d'être en mesure de former un groupe au parlement. Et même sans doute plus: infliger une humiliation à François Bayrou.
Que faire? Résister.
"Je sais très bien quelle va être la difficulté extrême du combat électoral. D'une certaine manière, c'est cette difficulté que nous avons choisie, qui donne à notre démarche toute son authenticité. Je sais très bien que les Français attendent des gens capables de résister à toutes les pressions pour les défendre." François Bayrou


